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Un monde où 90 % de l’humanité a disparu : le nouveau manga de l’auteur de Kino’s Journey pose un récit de survie bestiale dans

Keiichi Sigsawa quitte le simple statut de nom culte associé à Kino’s Journey pour lancer Kemono-tachi no Peregrinatio, un manga de survie où l’humanité a déjà presque perdu la partie.Weekly CoroCoro Comic a lancé…

RubriqueActualités MangaPublié19 juillet 2026
Un monde où 90 % de l’humanité a disparu : le nouveau manga de l’auteur de Kino’s Journey pose un récit de survie bestiale dans

Keiichi Sigsawa quitte le simple statut de nom culte associé à Kino’s Journey pour lancer Kemono-tachi no Peregrinatio, un manga de survie où l’humanité a déjà presque perdu la partie.

Weekly CoroCoro Comic a lancé le 17 juillet un nouveau titre qui mérite clairement plus qu’un simple coup d’œil. Pas seulement parce que Sigsawa est derrière l’écriture, mais parce que le pitch pose tout de suite une image très forte : un monde ravagé, des bêtes géantes, et des humains devenus assez rares pour qu’on parte littéralement les chercher.

Le manga s’intitule Kemono-tachi no Peregrinatio, aussi rendu sous les titres Peregrinatio Bestiarum ou The Beasts’ Wandering. Le dessin est signé Hayato Asaki. Et c’est là que ça devient intéressant : il s’agit du premier manga original écrit par Keiichi Sigsawa.

Attention, donc : ce n’est pas un nouveau Kino’s Journey, ni une suite déguisée, ni un spin-off. Mais pour ceux qui connaissent le goût de Sigsawa pour les récits de voyage, les mondes étranges et les rencontres qui disent quelque chose de l’humanité, le signal est difficile à ignorer.

Un manga post-apocalyptique où les humains ne sont presque plus là

Le point de départ est brutal. Des décennies avant le récit, des bêtes géantes ont décimé 90 % de l’humanité. Ce chiffre donne tout de suite le ton : on n’est pas dans un simple décor de fantasy sauvage, mais dans un monde où l’espèce humaine survit en miettes.

Image officielle du manga Kemono-tachi no Peregrinatio
Premier aperçu officiel de Kemono-tachi no Peregrinatio, le nouveau manga écrit par Keiichi Sigsawa.

Au centre de l’histoire, on retrouve Al et Rico, une dresseuse. Ils voyagent avec Kuro, une gigantesque bête-loup qui ne sert pas seulement de compagnon impressionnant. Kuro porte aussi leur maison. C’est un détail, mais il compte : dans ce monde, le foyer n’est plus un lieu fixe, c’est quelque chose qu’on emmène sur le dos d’une créature.

Leur but est clair : parcourir le monde pour retrouver des survivants humains isolés. Dit comme ça, le manga coche la case survie. Mais le pitch laisse aussi sentir autre chose : une errance, une quête de traces humaines, presque une façon de vérifier si l’humanité existe encore ailleurs que dans les souvenirs.

Cas lecteur concret : si vous arrivez sur ce manga uniquement parce que le nom de Sigsawa vous rappelle Kino’s Journey, le bon réflexe n’est pas d’attendre Kino sur le dos d’un loup géant. Le point commun semble plutôt être le mouvement : avancer de lieu en lieu, rencontrer ce qu’il reste du monde, et laisser chaque étape poser une question.

Keiichi Sigsawa signe ici son premier manga original

Le nom de Keiichi Sigsawa pèse forcément dans la curiosité autour du projet. Depuis 2000, Kino’s Journey s’est construit une place à part grâce à son voyage philosophique, souvent calme en surface, mais assez mordant dans ce qu’il raconte des sociétés traversées.

Sigsawa est aussi connu pour Sword Art Online Alternative: Gun Gale Online, une autre preuve qu’il sait déplacer son écriture dans des univers très différents sans perdre le goût des règles claires, des personnages mobiles et des situations qui testent leur regard sur le monde.

Cette logique d’auteur reconnu qui ouvre un nouveau terrain rappelle aussi l’annonce de la nouvelle série manga de Naoki Urasawa, autre cas où le nom du créateur suffit déjà à attirer l’attention des lecteurs.

Avec Kemono-tachi no Peregrinatio, le changement de texture est net. Le décor post-apocalyptique, les bêtes géantes et l’idée d’une humanité réduite à 10 % ouvrent quelque chose de plus physique, plus bestial. On imagine moins une balade contemplative qu’un voyage où chaque étape peut rappeler que les humains ne dominent plus grand-chose.

Le dessin de Hayato Asaki sera donc déterminant. Un tel pitch repose beaucoup sur l’échelle : la taille des bêtes, la petitesse des humains, la sensation d’un monde redevenu trop grand pour ceux qui l’habitent encore. Si le manga réussit ça visuellement, il peut vite trouver son identité propre.

Pourquoi ce pitch peut parler aux fans de voyage sombre

Ce qui rend l’annonce plus solide qu’un simple “nouveau manga par un auteur connu”, c’est la cohérence entre le nom de Sigsawa et le type de récit proposé. Le voyage n’est pas seulement un prétexte pour changer de décor. Ici, il semble porter la question centrale : qui reste-t-il à rencontrer quand 90 % de l’humanité a disparu ?

Le choix de Kuro est aussi malin. Une bête-loup géante qui transporte une maison, ça donne immédiatement une image de manga. Pas besoin de sur-vendre. On comprend en une scène potentielle le mélange entre danger, protection, mobilité et étrangeté. C’est exactement le genre d’élément qui peut accrocher un lecteur avant même qu’il sache où va l’intrigue.

Le titre latinisé, Peregrinatio Bestiarum, renforce cette idée d’errance des bêtes, ou avec les bêtes. Il donne une couleur un peu ancienne, presque de chronique de voyage, à un récit pourtant bâti sur une catastrophe. Là encore, pas forcément là où on l’attendait pour une publication CoroCoro, et c’est ce contraste qui rend le projet intéressant.

Pour l’instant, le plus important est de ne pas se tromper de promesse. Kemono-tachi no Peregrinatio n’a pas besoin d’être vendu comme un héritier direct de Kino’s Journey. Son vrai crochet est ailleurs : un auteur habitué aux voyages signifiants, un premier manga original, et un monde où survivre veut peut-être d’abord dire retrouver quelqu’un d’autre.

Le manga est déjà lisible via la plateforme officielle de CoroCoro. Pour les lecteurs qui aiment les récits post-apo moins centrés sur la baston pure que sur l’exploration d’un monde cassé, c’est clairement une nouveauté à surveiller.

Source : CoroCoro Comic / Shogakukan