Les génériques creditless de Jaadugar: A Witch in Mongolia viennent de débarquer sur YouTube et le site officiel TV Asahi Animation : un opening pop-épique signé SEKAI NO OWARI, storyboardé par Yoko Kuno, et un ending aquarellé entièrement conçu par Kiiro Aose — deux créations qui portent la signature créative de la réalisatrice Naoko Yamada.
Depuis la diffusion du premier épisode le 4 juillet 2026, ces génériques sans crédits circulent librement sur la chaîne YouTube TV Asahi Animation et le site officiel de l’anime. Ces deux minutes sont bien plus qu’une formalité : elles révèlent les choix créatifs qui font la différence entre un anime ordinaire et une expérience mémorable.
Stella et Hoshi : deux génériques, deux univers créatifs
Commençons par les faits. L’opening s’appelle « Stella » et il est interprété par SEKAI NO OWARI. L’animation a été storyboardée et dirigée par Yoko Kuno. L’ending s’appelle « Hoshi » (étoile, en japonais) et il est chanté par Queen Bee. Et là, la production fait un choix fort : l’intégralité de cet ending — storyboard, direction d’unité, direction d’animation, composition, montage — a été confié à une seule et unique personne, l’artiste aquarelliste et animatrice Kiiro Aose.
Confier un générique entier à une seule créatrice, c’est parier sur la cohérence stylistique plutôt que sur la production en chaîne. Le résultat est exactement ce qu’on attend : une unité de ton, une palette reconnaissable — quelque chose qui ressemble à une œuvre plutôt qu’à un générique.
Le titre « Jaadugar » signifie « magicien » ou « sorcier » — un terme d’origine persane répandu en Asie centrale, adopté dans le contexte mongol de la série. Ce n’est pas un détail cosmétique : l’ancrage culturel est une promesse que les génériques doivent visuellement tenir — et d’après ce qu’on voit, ils ne l’esquivent pas.
Pour SEKAI NO OWARI, le choix parle de lui-même : le groupe a joué au Nissan Stadium, la plus grande salle de concert du Japon, et leur single « Snow Magic Fantasy » a atteint la première place des charts Oricon en 2014. Ce n’est pas un groupe qu’on engage pour remplir un générique. C’est un groupe qu’on engage quand on veut que l’opening soit un événement en lui-même.
Pourquoi ces génériques sont une claque visuelle : le pedigree des créateurs
Ces génériques ne sont pas le fruit du hasard. Ils sont le produit d’une réalisatrice avec une obsession documentée pour ce format.

Naoko Yamada — réalisatrice en chef de Jaadugar — a forgé sa réputation chez Kyoto Animation avec un style visuel immédiatement identifiable : plans en contre-plongée sur les jambes, faible profondeur de champ, compositions colorées qui portent l’émotion sans dialogue. Sa sensibilité picturale se voit dans chaque choix de cadre. Néant Vert note que Yamada « se fait méga plaisir sur des génériques d’anime » depuis ses débuts chez KyoAni, et l’ending de K-On! qu’elle a réalisé est régulièrement cité parmi les meilleurs endings de l’histoire de l’animation japonaise — un consensus dans la communauté des passionnés de génériques.
Quand une réalisatrice avec ce profil supervise deux génériques, le résultat n’est pas deux clips alimentaires — c’est deux déclarations d’intention.
Queen Bee affiche un pedigree tout aussi solide : Tokyo Ghoul:re, Dororo, Chainsaw Man, Oshi no Ko, Hell’s Paradise saison 2. Le groupe est systématiquement choisi pour des animes à fort impact visuel et émotionnel — des œuvres qui assument leur ambition. « Hoshi » ne fait pas exception — la chanson a été écrite spécifiquement pour Jaadugar, inspirée par la détermination de l’héroïne. Ce n’est pas un titre recyclé. C’est une composition sur mesure.
Kiiro Aose complète le tableau. Une aquarelliste dans l’industrie de l’animation numérique, c’est rare. Lui confier l’ending en totalité est un pari stylistique assumé : « Hoshi » affiche une texture visuelle plus proche du livre illustré que de la production de studio.
Une reconnaissance qui dépasse les génériques : Annecy 2026 valide la qualité
Jaadugar a été sélectionné en compétition officielle au Festival d’Annecy 2026, catégorie « TV Films », aux côtés de Candy Caries, Takopi’s Original Sin et Sparks of Tomorrow. Une sélection en compétition officielle à Annecy — référence mondiale de l’animation — signale que l’œuvre n’est pas un anime de saison parmi d’autres, mais une proposition artistique à part entière.

Derrière cette qualité visuelle, il y a aussi une méthode. Le studio Science SARU — connu notamment pour Dandadan — utilise une approche hybride baptisée « digitally assisted animation » : dessin à la main combiné à l’animation numérique. C’est cette technique qui donne aux productions du studio une identité visuelle reconnaissable, à l’écart de l’uniformisation des pipelines classiques.
Pour les francophones : l’anime est disponible sur Crunchyroll, ADN et Viki, le manga édité par Glénat.
Ces génériques ne sont pas des bonus
Ces deux génériques ne sont pas des bonus : ils sont la promesse visuelle de ce que Jaadugar offre. Avec une sélection à Annecy et une équipe de ce calibre, l’anime justifie son existence avant le premier épisode complet.
Par où commencez-vous : les génériques d’abord pour saisir l’univers, ou directement le premier épisode sur Crunchyroll, ADN ou Viki ?
Source : TV Asahi Animation




