[Chronique] No Game No Life – Tome 1 – With God On Our Side

Titre No Game No Life
ノーゲーム・ノーライフ
Auteurs 榎宮 祐 Yuu KAMIYA (scénario & dessins)
柊 ましろ Mashiro HIIRAGI (dessins)
Volume 1 – en cours (France)
2 – en cours (Japon)
Éditeur Taifu Comics (France)
Media Factory (Japon)
Première parution 16/03/2018 (France)
27/01/2013 (Japon)
Prépublication Comic Alive
Genre Fantasy, Ecchi

Synopsis de la série (éditeur) :
Sora et Shiro sont deux frères et sœurs : le plus grand est sans emploi, la plus jeune, déscolarisée. Ils vivent ensemble confinés chez eux, en marge de la société. Sur Internet, on parle d’eux comme une véritable légende urbaine, au vu de leur talent aux jeux vidéo. Le monde réel, lui, n’est rien de plus qu’un « jeu pourri » pour la fratrie. Mais un beau jour, quelqu’un se surnommant « Dieu » les transporte soudainement dans un autre monde où tout serait déterminé par les jeux ! Ces deux rebuts de la société deviendront-ils les sauveurs de ce nouveau monde ?

Après la série TV qui a connu une popularité non négligeable autour du globe, la licence No Game No Life fait son grand retour chez nous grâce aux éditions Ototo, avec la sortie du manga. Certes, nous aurions préféré découvrir en premier lieu chez nous le light novel original écrit et dessiné par Yuu KAMIYA, mais il serait dommage de faire la fine bouche quand on sait que le manga est également sa création, simplement aidé par sa femme Masahiro HIIRAGI aux dessins.

Nous suivons les aventures de Shiro et Sora, deux jeunes en marge de la société, des anti-héros aux motivations des plus malsaines. Ils ne semblent exister que par le jeu, en rabaissant les autres dans le seul but de satisfaire leur égo. Mais avec des capacités intellectuelles très supérieures à la normale, ils sont incapables de s’adapter dans une société qu’ils considèrent comme inférieure. En arrivant dans le monde de Disboard, Shiro et Sora auront le loisir de relever de nombreux challenges à leur niveau, et pourquoi pas évoluer et grandir en s’y confrontant.

Il faut bien insister sur l’immoralité de cette œuvre, car c’est ce qui la détache principalement des autres isekai sur le marché. Non content de proposer des protagonistes sans foi ni loi qui useront des pires fourberies pour arriver à leurs fins, ce titre transgresse notre code moral en proposant des séquences de fan-service qui, sans trop entrer dans le détail, ne seront pas au goût de tous. D’ailleurs, le fan-service est une composante très importante de l’âme du titre, un bon tiers de ce présent volume y étant consacré. Faut-il le condamner pour autant ? Ça serait fort dommage, car c’est justement là où No Game No Life tire sa force : les limites morales étant brumeuses, difficile de savoir jusqu’où ils pourront aller pour arriver à leurs fins. Et puis, c’est en étant dément que Sora apparaît si imprévisible ! Et que serait Shiro si elle ne jouait pas avec son charme juvénile pour mettre mal à l’aise son entourage, et par conséquent le lecteur ? C’est comme ça que l’on pourrait définir ce volume, un plaisir interdit.

Avec pour le moment seulement 2 volumes au compteur, et une parution très sporadique, serait-ce pertinent de se lancer dans la lecture d’une histoire potentiellement incomplète ? Et bien… oui, plutôt, car il ne faut pas appréhender ce manga comme une œuvre à part entière. Tout d’abord, les nouveaux venus pourront le considérer comme une première approche à cette licence, découvrant si ce combo si particulier d’isekai / ecchi / anti-héros leur correspond. Les autres prendront plaisir à retrouver cet univers si particulier, à travers une œuvre qui fait honneur aux artworks originaux du light novel.

Ce dernier point n’est pas du tout à négliger, car le graphisme est bien une réussite dans ce volume. Yuu KAMIYA étant l’auteur original, il a su retranscrire l’essence de son œuvre dans un format tout à fait différent, plus codifié et restreint. Des planches dynamiques, des personnages très stylés, parfois caricaturaux, des scènes coquines émoustillantes, pour offrir un vrai plaisir de lecture. Malheureusement, ce format ne permet pas de profiter de l’univers colorisé si singulier de la série TV, à part de magnifiques pages couleurs en début de volume, ainsi qu’une sublime couverture, mais ça serait malhonnête de lui en tenir compte.

Notons qu’à la fin du bouquin, un petit chapitre bonus du roman est présent, permettant de rallonger l’expérience de lecture. Pour nous francophones, c’est aussi une première approche du style d’écriture de l’auteur. Et si c’était un petit test pour nous préparer à la sortie du light novel chez nous ? On croise les doigts !

Bien qu’il s’agisse au départ d’une simple adaptation du roman, ce premier volume se révèle indispensable pour tous les fans, et plaira assurément aux amateurs de fantasy cherchant une œuvre plutôt singulière. Les aventures de Sora et Shiro ne font que commencer !

@ Mashiro Hiirahi / Yuu Kamiya 2013 KADOKAWA CORPORATION
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À propos Dareen

Les animes, les mangas, l'anisong, c'est sa passion ! Quand il ne rédige pas pour MangAnime, il s'occupe en travaillant sur son site web : Digiduo, l'Information Digimon Francophone.

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