[Interview] Y/CON : Aadorah

C’est lors de la sixième édition de la Y/CON du 15-16 octobre 2017 que nous avons eu l’opportunité de rencontrer Aadorah, une illustratrice française. Nous lui avons posé quelques questions autour de son parcours.

Les propos originaux ont été recueillis par oral, et sont disponibles dans la vidéo en fin d’article. Nous les avons retranscrit et adapté pour l’écrit, et ne peuvent donc pas être considérés comme parfaitement originaux.

Bonjour Aadorah, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

« Je suis Aadorah, je fais de l’illustration, et j’aimerais prochainement faire de la bande dessinée. À la base, j’ai passé trois ans dans la section bande dessinée de l’école Pivaut à Nantes. Maintenant, je fais plutôt de l’illustration, parce qu’à l’école, je me suis rendu compte que faire directement de la bande dessinée était un peu compliqué, puisqu’il faut que beaucoup de choses soient mises en place auparavant…
Je suis plus portée vers l’édition jeunesse. »

Comment est venue votre passion pour le dessin ?

« Depuis toujours, je regardais des dessins animés à la télévision, et je dessinais les héros que je voyais. Les premiers dessins que j’ai fait, c’étaient Les Super Nanas, avec de nouvelles mises en scène, de la création de nouveaux personnages… et depuis, ça a continué. Je dessinais tout le temps. Depuis très longtemps, je savais que je voulais travailler dans ce domaine. »

Quel regard portez-vous sur l’évolution de votre style de dessin ?

« En fait, j’ai commencé à dessiner avec les mangas, notamment à travers beaucoup de shôjo, et ce, jusqu’au lycée. Au fur et à mesure, j’ai cherché à avoir mon propre style pour m’en détacher, ainsi que pour m’ouvrir à des maisons d’édition qui ne font pas uniquement du manga, mais plutôt de la BD occidentale. »

À quels niveaux les éléments LGBT sont représentés dans vos travaux ?

« J’ai lu beaucoup de yaoi quand j’étais jeune, j’en dessinais moi-même. Puis, j’ai fait un web-comic à propos de deux hommes qui s’aiment. Et au fur et à mesure, j’y ai ajouté d’autres personnages, comme deux filles qui s’aiment. Dans tout ce que je lisais, je recherchais sur internet des histoires biens et sans trop de clichés à propos de relations homosexuelles. Comme je n’en trouvais pas forcément, je me suis dit que je n’avais qu’à en faire moi-même. Pouvoir aborder ces thèmes différemment de ce qui se fait d’habitude. »

Vous avez eu du succès avec le fanbook de Sailor Moon sur Ulule. Seriez-vous tentée par une nouvelle expérience avec un autre projet ?

« À un moment, j’avais pensé à renouveler l’expérience avec un fanbook sur Ranma ½, car il y a beaucoup de personnes intéressées par ce manga, et qui font des fanart de leur côté. C’est une idée qui, un jour, devrait se concrétiser. »

Quels genres de retours avez-vous eu sur ce fanbook ?

« Le financement s’est fait en une journée, ça a très bien marché. Et même si je n’avais pas beaucoup fait de publicité à la base, beaucoup de gens étaient intéressés par ce projet, ça allait assez vite. En convention, j’ai un stock du fanbook qui part assez vite, il y a beaucoup de fans. »

Un dernier mot à nos lecteurs ?

« N’hésitez pas à passer me voir à mon stand dans les prochaines conventions que je ferai, et à venir discuter. Je suis ouverte à toutes les discussions. »

Merci !

Propos recueillis en octobre 2017 par l’équipe de MangAnime lors de la Y/CON du 15-16 octobre 2017.
Retrouvez Aadorah sur Tumblr, ou sur sa page Facebook.

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À propos Dareen

Les animes, les mangas, l'anisong, c'est sa passion ! Quand il ne rédige pas pour MangAnime, il s'occupe en travaillant sur son site web : Digiduo, l'Information Digimon Francophone.

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