[Interview] Y/CON 6e Édition : Valentine TÉZIER

C’est lors de la sixième édition de la Y/CON du 15-16 octobre 2017 que nous avons eu l’opportunité de rencontrer Valentine TÉZIER, la présidente de l’association Event Yaoi, organisant la convention. Nous lui avons posé quelques questions autour de cet événement.

Les propos originaux ont été recueillis par oral, et sont disponibles dans la vidéo en fin d’article. Nous les avons retranscrit et adapté pour l’écrit, et ne peuvent donc pas être considérés comme parfaitement originaux.

Bonjour Valentine, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

« Je suis Valentine TÉZIER, la fondatrice de l’association qui organise la Y/CON. J’ai organisé cet événement avec l’association Event Yaoi que j’avais créé en décembre 2009, dans le but de créer un lieu où les fans pourraient se retrouver dans un espace safe, où ils ne seraient ni jugés, ni critiqués pour leurs goûts. Un endroit où ils pourraient exprimer pleinement leur passion (mangas, romans, fanzines, fanart, cosplay, etc.) à travers ces thèmes qui nous sont communs : le yaoi et le yuri, et plus globalement par ce terme que l’on a inventé pour les regrouper : les homo-fictions.
C’est le but principal de l’association, pour laquelle elle a été créée, et qui fait que ce salon existe. »

Comment la convention Y/CON a t-elle été créée ?

« Je pense que nous avons d’abord eu l’idée de créer la Y/CON, et de là a découlé la création de l’association, parce qu’on avait besoin de mobiliser une équipe, des compétences; de former des gens, de créer un vrai noyau de personnes motivées avec une vision sur le court et surtout, le long terme. L’association est donc née de l’idée de la convention.
Cette convention avait déjà pour but de rassembler les fans. En 2009, ce milieu était plutôt porté vers un réseau de forums très connectés, où les gens se connaissaient mais ne se rencontraient pas. On avait donc cette volonté de faire rencontrer ces gens, des passionnés qui habitent dans la même ville ou à proximité, dans un lieu et ce, durant un week-end, afin de passer un excellent moment ensemble et apprendre à mieux se connaître, tout en se faisant de nouveaux amis. »

Donc l’idée d’origine était de créer des liens à travers cette convention.

« Exactement. »

Il y a des artistes qui viennent des quatre coins du monde à la Y/CON. En êtes-vous fière ?

« Tout à fait, c’était une vocation qu’on avait. Pas uniquement promouvoir les homo-fictions françaises, par des artistes indépendants créant des mangas ou des romans, afin qu’ils puissent éclore et mieux se faire connaitre. Mais aussi, apporter tout ce qui existe à l’étranger en France, à portée de main, pour des français qui ne peuvent pas partir trop loin de chez eux. Bref, tout rassembler dans un seul et même lieu.
Cette année, on a une invitée comme K.J. Charles qui vient d’Angleterre, Marie Sexton qui vient des États-Unis, Sophie Labelle qui vient du Canada. À coté de ça, on a des exposants qui nous suivent depuis quelques années déjà, qui viennent d’Allemagne, d’Angleterre ou d’Espagne. Au final, le salon en lui-même attire beaucoup en Europe, mais aussi à l’étranger, des pays où il y a un fort potentiel dans cette niche. Ce contenu non francophone permet de montrer une certaine diversité, différents styles de dessin, et à pousser les exposants et les gens qui dessinent ou écrivent, à continuer de s’améliorer, plutôt que de se focaliser sur ce qui se fait en France. »

Pour convaincre les gens à venir à la Y/CON, quels seraient vos mots ?

« Je pense vraiment que cette convention est une convention de passionnés. Du moment que vous avez la moindre petite étincelle de passion en vous, cet événement est fait pour vous. Il regroupe plein de supports : que vous soyez fan de films, de romans, de mangas, cette convention propose énormément de contenu dans ce domaine qui nous tient à cœur : les homo-fictions.
Notre salon peut être parfaitement acceptable pour une personne qui n’aime que la fiction lesbienne par exemple. On en a qui viennent ici que pour ça, et qui trouvent le contenu qu’elles attendent. À contrario, les personnes ne s’intéressant qu’au yaoi ou la romance entre deux hommes trouvent aussi leur bonheur. Les personnes qui accompagnent ces dernières, ou viennent par simple curiosité, passent finalement un très bon moment. Car quand on entre dans un univers de passionnés, même si nous-même on ne l’est pas, il se passe quelque chose : une connexion, un truc qui est là, palpable, une joie de vivre, une simplicité. Je pense que la passion est présente, elle vous touche d’une manière ou d’une autre. »

Comme quoi, il n’y a pas que les grandes conventions comme Paris Manga ou Japan Expo qui peuvent être agréables et conviviales.
Merci à vous de nous avoir permis de faire cette interview.

« Je vous en prie. »

Propos recueillis en octobre 2017 par l’équipe de MangAnime lors de la Y/CON du 15-16 octobre 2017.
Retrouvez Valentine TÉZIER sur le site de l’association Event Yaoi, ou la convention Y/CON.

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À propos Dareen

Les animes, les mangas, l'anisong, c'est sa passion ! Quand il ne rédige pas pour MangAnime, il s'occupe en travaillant sur son site web : Digiduo, l'Information Digimon Francophone.

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