samedi 5 décembre 2020

Critique : Oldman – Tome 1

 

Dernière acquisition des éditions KOTOJI, Oldman est un manhua taïwanais (publié en 2013) qui est venu étoffer le 29 Janvier dernier leur label Asian District aux côtés de Cristal Sky of Yesterday ou Blood & Steel notamment.

Découvrons ensemble le premier tome de cette série courte, terminée en 4 volumes, qui fleure bon la magie et le mystère !

©OLDMAN/Chang Sheng/Tong Li Publishing

 

Si l’ouvrage débute sur un flash-back d’à peine deux double-pages nous introduisant le personnage d’Oldman, la première chose qui frappe à l’ouverture de l’œuvre, c’est son ambiance. Le trait est affirmé, les personnages particulièrement expressifs et les regards très travaillés. Le style détaillé se retrouve d’ailleurs sur les illustrations s’intercalant entre les chapitres et sur la couverture. Au-delà des personnages, l’univers est sombre, dépeint avec détails. Si les cases ne s’embarrassent que rarement d’un background trop riche, au risque d’alourdir la lecture, les décors lorsqu’ils sont présents sont réussis, et permettent au lecteur de s’immiscer encore davantage dans ce royaume médiévalo-fantastique.

D’ailleurs, les costumes des personnages et les armures des soldats, ainsi que la décoration des bâtiments et leur architecture ne seront pas sans vous faire penser à l’Angleterre du XVIème siècle, et plus précisément au style élisabethain.

 

©OLDMAN/Chang Sheng/Tong Li Publishing

 

Mais je vous vois venir devant votre écran ! « Dora, tu nous parles de l’histoire un peu au lieu de t’extasier devant le dessin ? » J’y viens, j’y viens.

Ainsi, ce manhua nous propose de suivre la fuite et les aventures de Sean Connery… Pardon, d’Oldman, et de Jessica, une guerrière émérite emprisonnée au plus profond du cachot, et amputée de ses quatre membres pour palier à toute tentative de rébellion. Au cours de leur fuite, ils rencontreront notamment le Docteur Vincent, un anatomiste, et Neleh, une jeune femme… Un peu indécise quant à son véritable rôle…

Si Oldman fuit la Reine, une femme de poigne et pour qui l’apparence et l’étiquette ont beaucoup d’importance, nous n’avons dans ce premier tome pas toutes les clés nous permettant de comprendre pourquoi.

 

©OLDMAN/Chang Sheng/Tong Li Publishing

 

Ce premier volume s’articule donc autour de la présentation du cadre et des protagonistes principaux. Plutôt classique pour un premier tome me direz-vous. Certes, mais c’est ici l’univers et toutes les pistes qui se dessinent qui font tout l’intérêt du titre. Les personnages sont hauts en couleur, la narration soignée, et cette magie encore très secrète comme toile de fond laisse espérer de nombreuses surprises pour les tomes suivants. D’autant qu’ici, ces phénomènes surnaturels ne sont pas traités avec le classique « Ta gueule, c’est magique. ». Les personnages, et Oldman le premier, ne semblent pas vouloir (ou pouvoir ?) y faire appel à leur guise, et un aspect très scientifique et mécanique de certains phénomènes crédibilisent l’ensemble.

 

©OLDMAN/Chang Sheng/Tong Li Publishing

 

Une très bonne surprise pour ma part, et encore un bel ajout au label Asian District !

Si vous appréciez les univers sombres et les personnages au caractère fort, nul doute que cette œuvre saura vous séduire.  Gageons que les trois tomes clôturant la série sauront maintenir cette qualité et cette tension et nous offrir un développement et une conclusion à la hauteur des promesses de ce premier opus !

P.S: Nous vous rassurons, aucun chroniqueur n’a été décapité pour cette chronique.

 

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