Critique : Sugar Soldier – Tome 1

Auteur : SAKAI Mayu

Genre :  Romance / Scolaire

Editeur : Panini Manga

Critique de tome : Tome 1

Rédacteur : Heyden

Note :  2,5 / 5

Fiche de la série : Sugar Soldier

 

Makoto est la sœur du célébrissime top model Rika. Parce que la vie est injuste, Rika n’est pas seulement belle, elle est aussi remarquablement intelligente, ce qui renforce un peu plus l’aura qui l’entoure.

Makoto a toujours vécu dans l’ombre de sa sublime sœur, mais elle en a assez. Il est temps que les choses changent ! Et ça a l’air de fonctionner car elle rencontre le séduisant Iriya qui semble s’intéresser à elle. Mais ce n’est pas d’un coup de baguette magique que la jeune fille maladroite, complexée, parano et timide va se transformer en Rika

 

© 2012 Mayu Sakai / / Shûeisha

 

Autant le dire tout de suite : N’attendez rien de cette comédie romantique. En effet, on sent dès le début que des procédés bien connus sont et seront utilisés. Mais pour autant, je dois avouer que je n’ai pas été si dérangée que cela par ma lecture m’amusant des péripéties de l’héroïne un brin « niaise » et « fleur bleue » sur les bords, mais quelque part, attachante et qu’on a envie de soutenir face à sa malchance permanente.

Il suffit de regarder le magazine de prépublication pour comprendre que Sugar Soldier s’adresse à de très jeunes filles. Mais en regardant les mangas publiés par Mayu Sakai, cela n’a rien d’étonnant. En dépit de tout, ce shôjo se lit très facilement si on ne cherche pas à se prendre la tête. Car oui, les situations sont globalement convenues : l’héroïne qui ne parvient pas à sortir de l’ombre de sa sœur, qui tombe amoureuse DU GARCON que toutes les filles aiment et qui a tendance à se faire des plans sur la comète très vite, on a vu et revu. Vous me direz : pourquoi le lire alors ? Et je vous répondrais que c’est parce qu’il remplit sa mission en fait. On n’en attend pas grand-chose et du coup, on ne ressent pas vraiment de déception d’une certaine manière et c’est en partant avec cette idée que j’ai fini par apprécier ma lecture sans être transcendée non plus. On ne peut pas dire que Mayu Sakai cherche à se renouveler, mais par contre, elle sait parfaitement utiliser les clichés bien connus des shôjo si bien qu’on sent qu’elle vise juste. Dans un premier temps, on suit donc notre chère Makoto, fraîchement arrivée au lycée et pleine de bonnes résolutions dont la première : ne pas vivre dans l’ombre de sa mégastar de sœur Rika. Plus facile à dire qu’à faire puisqu’il faut dire que quoi que la jeune fille fasse, les remarques sur sa sœur ne sont jamais bien loin. Pourtant, un garçon pourrait bien lui permettre d’exister par elle-même. Et la mangaka semble donner l’illusion que ce garçon est bien sous tous rapports, mais pour une raison qui m’échappe pour l’instant : il ne paraît pas si intéressé par les filles refusant toutes les déclarations mais se conduisant toujours de manière affable avec toutes. Je le reconnais : la mangaka met un gros point d’interrogation sur Iriya et ses motivations. S’il est vrai qu’il aide Makoto, qu’il a parfois des gestes ambigus avec elle, on a aussi l’impression qu’il n’est pas tout à fait franc et qu’il a des motivations loin d’être désintéressées, mais on n’en sait pas plus pour l’instant. Et la fin du tome 1 ne fait que renforcer nos interrogations sur le jeune homme voire même sur la sœur de Makoto. Quant à l’héroïne, comme je l’ai dit, elle a un côté « fleur bleue ». On aime ou pas… Je ne me suis pas sentie gênée, mais j’ai senti que c’était une des nombreuses facilités d’un bon nombre de shôjo. Néanmoins, à la différence d’une héroïne qui prend un temps incroyable avant de dire les choses, Makoto a le mérite d’affirmer ses sentiments rapidement… Sans qu’on puisse dire que cela ait l’effet escompté, d’autant qu’Iriya est assez indéchiffrable pour l’instant. On ne peut que regretter que la mangaka ne prenne pas davantage de temps pour travailler les émotions de ses personnages. En dehors de cela, on reste dans quelque chose de très school life et de ce fait, je ne doute pas qu’après la sortie scolaire, on devrait retrouver d’autres classiques : fêtes scolaires, peut-être Saint-Valentin, enfin quelque chose pour réellement toucher un public assez jeune. J’avoue, néanmoins, que le shôjo permet une vraie identification pour de jeunes filles avec cette difficulté de s’affirmer totalement à un âge souvent considéré comme étant ingrat. A côté de cela, il y a une bonne touche d’humour. Comme je l’ai dit, bien qu’on sente les grosses ficelles, l’humour fonctionne bien, le côté « loser » de Makoto amène quelques rires qui m’ont surprise pour être honnête.

 

Visuellement, on est dans un bon gros dessin shôjo avec des yeux bien grands comme il faut et des traits assez ronds, mais mignons. Le trait de la mangaka reste très identifiable.

 

Sugar Soldier apparaît comme une comédie romantique sans prétention si on cherche quelque chose de simple. Pour se déconnecter, cela peut être une option !

 

Heyden

Facebook Comments

À propos Bastien-kun

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *