Critique Série : L'île de Hôzuki

 
Auteur : Kei SANBE

Genre : Horreur / Frisson

Editeur : Ki-oon

Critique de la série complète

Rédacteur : Jamin

Note :  4/ 5    (Scénario : 4/5  ;  Dessin 4/5)

Fiche de la série : L’Île de Hôzuki

 

Pour commencer cette chronique, exposons tout d’abord l’histoire de “L’île de Hôzuki”, série terminée en 4 tomes.

Nous démarrons notre lecture dans un endroit totalement idyllique, une île coupée du reste du monde avec une école tombant en ruine. Détail important, le nombre d’habitant de cette île magnifiquement paumée est proche de 0. Nous avons quatre professeurs ainsi que leurs élèves au nombre de six.

C’est dans ce cadre que débarque notre protagoniste principale, Kokoro Suzuhara 10 ans accompagné de sa jeune sœur non voyante de cinq ans Yume. Tous deux orphelins, ils pensent prendre un nouveau départ en venant s’installer sur cette île.

Dans ce décor de film d’horreur, le jeune garçon sera vite confronté à des doutes, des incertitudes et de nombreux soupçons lorsqu’un de ces camarades lui annonce « Tu ne quitteras pas cette île vivant » et lui révèle la règle principale sur cette île « Ne jamais croire ce que racontent les adultes et ne jamais leur dire la vérité ! ». Rajoutons quand même le fantôme d’une ancienne élève et voilà le fond est posé.

Nous sommes donc embarqués dans une histoire pesante et stressante où l’on en vient à douter nous même de la bonne foi des adultes.

 

 

Pour ce qui est du scénario, l’auteur arrive à nous désorienter et nous empêche de distinguer le faux du vrai. Une histoire très bien montée où l’on ne sait qui croire. Le petit apport « surnaturel » avec le « fantôme » est très plaisant et amène une dimension nouvelle à l’œuvre. Je laisse tout de même un petit bémol pour ce qui est de la fin, sans vouloir tout révéler, on termine quasiment dans le monde des bisounours. Les lecteurs comprendront mon allusion. Je conseil tout de même ce titre pour son scénario très bien amené et fluide.

 

Pour ce qui est du dessin, je ne suis pas totalement fan. On y trouve un style croquis qui ne me déplait pas tant que ça mais les formes disproportionnées des personnages, particulièrement féminins, me laissent perplexe. Soulignons tout de même que l’auteur, fort de son style, arrive à bien exprimer les doutes des protagonistes et à transcender la tension de son histoire à travers son crayon. Finalement, le dessin colle parfaitement avec le scénario si on outrepasse certains traits (comme ces formes pas du tout proportionnées, regardez moi ces fesses ^^).

 

 

En conclusion, une série courte et intéressante. Elle laisse certes un léger arrière goût de « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » en fin de lecture mais ça ne gâche en rien tout le cheminement pour arriver au dénouement final. Un trait adapté au scénario, une histoire relevant de l’horreur psychologique et un dessin tout de même intéressant. Je vous laisse donc savourer cette œuvre « frisson » disponible aux éditions Ki-oon.

 

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