Critique : Chihayafuru – Tome 1

 
Auteur : Yuki SUETSUGU

Genre : Comédie / Tranche de vie / Sport / Romance

Editeur : PIKA

Critique de tome : Tome 1

Rédacteur : Neginator

Note :  4,5 / 5

Fiche de la série : Chihayafuru

 

Peu de manga de des jeux traditionnels japonais sont sortis en France. Après le cultissime Hikaru no Go (disponible aux éditions TONKAM) ou encore une autre licence des éditions PIKA : Kings of Shôgi, Chihayafuru pourrait bien devenir la prochaine perle des mangas du genre.

 

Hikaru no Go, édition Deluxe, TONKAM

Divisé en plusieurs cycles, Chihayafuru commence avec ce premier opus par nous présenter l’enfance de notre héroïne, Chihaya, une jeune fille qui admire sa grande-soeur au point d’avoir pour rêve de la voir devenir le plus célèbre mannequin du Japon. Mais c’est sans compter sur l’arrivée d’un nouvel élève nommé Arata qui arrive tout droit d’une région où la pratique du Karuta est présente dans tous les foyers. Chihaya va découvrir avec quelle fougue Arata joue à ce jeu, lui qui a déjà remporté le tournois national à plusieurs reprises. Admirative envers Arata et furieuse envers Taichi, le garçon le plus brillant de la classe et également joueur de Karuta, Chihaya va les inciter à faire un match visant à prouver qu’Arata n’est pas un moins que rien. Par la suite, ces trois-là vont développer un véritable esprit d’équipe autour de leur passion commune: le Karuta. Nous suivons donc l’évolution de ces personnages et plus particulièrement Chihaya, qui semble avoir des prédispositions vis-à-vis de ce jeu.

Chihayafuru présente des personnages de milieux différents qui vont s’unir autour d’une même passion. Nous avons Arata, le pauvre qui est myope comme une taupe, Chihaya, la jeune fille de classe moyenne aux allures de garçon manqué ainsi que Taichi, le garçon issu d’une famille fortunée et légèrement prétentieux. Ces différences vont engendrer à plusieurs reprises des petits gags qui donnera encore plus de plaisir à la lecture. Le scénario nous fait découvrir le Karuta à travers l’évolution de ses personnages, les matchs restent compréhensible grâce aux annotions de l’éditeur, mais aussi grâce à l’auteur qui les détails et qui nous donne quelques moyens mémo-techniques afin de ne pas perdre en cours de route les non-initiés.

 

Chihayafuru, Tome 1, page 18-19, PIKA Editions

Concernant le dessin de l’auteur, il est fin, agréable et stylé. Elle maîtrise parfaitement les expressions émotionnelles de ses personnages à tel point qu’on ressent véritablement ce qu’ils éprouvent, comme la tension lors d’un match, l’excitation d’une victoire aussi petite soit-elle, …

Ce manga classé dans le catalogue Shôjô des éditions PIKA est en fait un Josei, publié dans le Be Love, magazine spécialisé dans le genre. Il ne faut donc pas s’arrêter sur le classement des éditions PIKA (qui n’ont pas de distinction entre le Josei et le Shôjô classique) et anticiper un manga plus mature.

 

Carnet des 100 poèmes ainsi que les 8 premières cartes du jeu de Karuta.

Concernant l’édition maintenant, arrivé à la fin du tome, nous avons droit à un article sur la Karuta de compétition, où nous pouvons glaner quelques informations sur le sujet principal du manga.
Ajoutons à ça une surprise très appréciée : Le carnet des 100 poèmes et les 8 premières cartes du jeu. Il sera donc possible de constituer son propre jeu de Karuta au fil des tomes puisque Pika proposera avec chaque sortie de Chihayafuru (jusqu’au tome 13), quelques cartes du jeu. Un agréable cadeau pour récompenser les fidèles lecteurs de la série.

Pour conclure, Chihayafuru a tout pour plaire et pourrait bien être le prochain succès des mangas traitant des jeux culturels japonais.

 

 

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