[Chronique] The first love melt in ultramarine – Qu’est-ce qui pourrait sauver l’amour

Titre The first love met in ultramarine
初恋は群青に溶ける
hatsukoi wa gunjou ni tokeru
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Auteur Ringo YUKI
Volumes one-shot
Éditeur Taifu Comics (France)
Enterbrain (Japon)
Première parution 13/07/2017 (France)
30/09/2013 (Japon)
Prépublication B’s-Lovey Recottia
Genre Romance, drame

Synopsis de la série (éditeur) :

Suite à une grave blessure à l’épaule, Kengo se voit contraint d’arrêter le Baseball. Alors qu’il est totalement déprimé et perdu depuis la perte de sa passion, il fait la rencontre d’un élève introverti dans la salle de musique de son lycée. Yoshioka est en fait un camarade de classe de Kengo, mais pour une mystérieuse raison, il ne suit plus les cours depuis un an. La musique semble être sa seule échappatoire face aux démons de son passé. De son côté, Kengo ne peut rester impassible et décide de rester près de lui. Une lueur d’espoir vient d’apparaître…

Après trois titres publiés chez nous en 2016, Ringo YUKI est de retour cette année avec un quatrième one-shot, toujours proposé par les éditions Taifu Comics. Cette fois, l’auteure nous conte une romance adolescente sur fond de harcèlement scolaire.

Cette histoire d’amour débute par la rencontre fortuite entre deux garçons, dont l’un tombera instantanément sous le charme de l’autre. Sans jamais le brusquer, Kengo tentera d’aider son camarade à reprendre confiance en lui et à s’accepter malgré son traumatisme, en lui apportant tout son soutien, tout son amour.
ringo_extrait_01Mais de nature taciturne, Yoshioka montre trop rarement ses émotions, ne laissant pas la tâche facile à Kengo. Le trait sobre de la mangaka accentuant cet effet, une impression de tristesse se dégage de ce volume. Les flashback sur la violence qu’a endurée Yoshioka, ainsi que le comportement abject de certains personnages, ancre ce manga dans une réalité crue où la justice ne gagne pas forcément sur tous les plans.

En l’espace d’un seul volume, nous assistons à une rencontre, le début d’un amour et la quasi-résolution d’un traumatisme. Une histoire complète que Ringo YUKI narre plutôt bien dans l’ensemble, mais peut-être trop dense pour approfondir correctement les thèmes abordés, la reconstruction de soi en premier lieu. On l’aborde, mais on survole le sujet pour au final ne pas réellement en tirer quelque chose. Le harcèlement scolaire semble uniquement présent pour justifier la communication difficile de Yoshioka, donnant surtout l’impression que le récit est manque de consistance. La romance, prévisible, est plutôt gentillette. Elle a le souci de se concrétiser trop facilement, surtout vu le passif de Yoshioka. Il est parfois difficile de saisir à quels moments leurs liens amoureux se sont créés et renforcés, car paradoxalement la narration de l’auteure semble plus apte à décrire une évolution douce de leurs sentiments sur plusieurs volumes plutôt qu’en un seul. À côté de ça, la sobriété du trait ne permet pas aux protagonistes d’être trop expressifs, véhiculant moins d’émotion par ce biais.
Tout de même, la conclusion de l’œuvre est plutôt mignonne et bien amenée, afin de terminer la lecture de cette histoire sur une note positive et pleine de réconfort.

Dans son ensemble, The first love met in ultramarine est une petite histoire sympathique qui devrait plaire les amateurs du genre, pour peu que ceux-ci n’aient pas trop d’attentes, vu le sujet abordé. Ils seront capables de se projeter dans cet univers et de s’émouvoir pour ces adolescents en mal d’amour et de réconfort, mais surtout d’espoir.

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Hatsukoi wa gunjou ni tokeru © 2013 Ringo YUKI / Enterbrain

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À propos Dareen

Amateur de mangas, animes, anisongs, et de whisky. Également administrateur de Digiduo, l'Information Digimon Francophone.

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