Les recommandations manga de Kazune [Semaine n°5 & 6 : du 30.01 au 12.02.2017]

Chaque semaine, notre chère mascotte Kazune vous recommande certains titres, globalement des manga, manhua ou manhwa, et vous les décrypte. Quoi de mieux que de nouveaux coups de cœur parmi ses récentes lectures, que nous vous laissons découvrir ici. Nous espérons qu’ils vous tenteront.

Laissez-vous guider et n’hésitez pas à partager avec nous vos avis sur ces titres, si vous avez également eu l’occasion de les lire.

 


Titre
Les gardiens du Louvre
Numéro du tome
Oneshot
Editeur FR : Éditions du Louvre / Futuropolis
Première publication FR : 21/11/2014
Auteur Jirô TANIGUCHI
Type
Seinen
Rédacteur Neginator

Synopsis de la série (éditeur) :

Au terme d’un voyage collectif en Europe, un dessinateur japonais fait étape en solitaire à Paris, dans l’idée de visiter les musées de la capitale. Mais, cloué au lit de sa chambre d’hôtel par une fièvre insidieuse, il se trouve confronté avant tout à une forme de solitude absolue, celle des souffrants en terre étrangère, privés de tout recours immédiat au cœur de l’inconnu. Alors que le mal lui laisse quelque répit, il met son projet à exécution, et se perd dans les allées bondées du Louvre. Très vite, il va découvrir bien des facettes insoupçonnées de ce musée-monde, à la rencontre d’œuvres et d’artistes de diverses époques, au cours d’un périple oscillant entre rêve et réalité, qui le mènera pour finir à la croisée des chemins entre tragédie collective et histoire personnelle.

 
 
L’avis de Kazune :

Le Musée du Louvre est un monument français mondialement connu pour regorger d’œuvres exceptionnelles de différentes époques et civilisations. Via cet ouvrage, Jirô TANIGUCHI nous emmène dans ce musée peu ordinaire, oscillant entre rêve et réalité, afin d’enivrer le lecteur de l’atmosphère extraordinaire du lieu.

Ayant passé un mois au Louvre pour cet ouvrage réalisé avec les éditions du Louvre et Futuropolis, Jirô TANIGUCHI nous narre le voyage sur Paris d’un auteur japonais, victime du mal du pays, souffrant de la barrière de la langue. Lors de ses quelques jours sur place, il décide de faire un tour des musées parisiens en commençant par le Louvre. gardienslouvre1Il va être submergé par l’ambiance et la magie du lieu pour au final passé plus de temps que prévu, et rencontrer d’illustres personnages de l’Histoire qui vont le guider et dévoiler certains de leurs secrets.

Avec une fluidité et une légèreté incroyables, Jirô TANIGUCHI parvient à nous faire vivre une expérience fantastique au Musée du Louvre. De l’entrée du musée au véritable dédale qu’il renferme, l’auteur retranscrit avec exactitude l’ambiance qui y règne. On ressent l’émotion du visiteur qu’il a été à travers son personnage. Via cet ouvrage, Jirô TANIGUCHI a voulu rendre hommage aux protecteurs de ce lieu, ceux qui ont contribué depuis des années à la conservation de cette « magie », de ces œuvres inestimables qui referment en chacune d’elles une part de l’âme de leur créateur, de leurs conservateurs, leurs sauveurs ainsi que ceux qui ont contribué à leur reconnaissance par-delà les frontières et à travers les siècles. L’auteur est donc parvenu, à l’aide du musée, à traiter une partie de l’histoire de ce dernier ainsi que de son entretien depuis plusieurs siècles. Le tout en faisant parler les œuvres à travers des songes extrêmement réalistes. Le maître se permet également d’ajouter une touche émotionnelle à son récit en faisant revivre quelques instants la défunte femme de son personnage dans le Musée du Louvre. Il accroît ainsi l’aspect envoûtant du lieu, tout en touchant le lecteur par l’expression d’un amour inébranlable.

Enfin, pour terminer, le dessin de Jirô TANIGUCHI que nous savions déjà exceptionnel, s’avère ici époustoufler le lecteur ! En effet, les œuvres et les décors sont d’un incroyable réalisme. On se croirait réellement au Louvre tant la finesse du dessin de l’auteur est extraordinaire et tant il maîtrise la gestion des couleurs. Oui, cet ouvrage est entièrement en couleurs et il faut dire que cela ne fait que bouleverser plus encore les émotions du lecteur.

Ce grand maître qu’est Jirô TANIGUCHI saura vous donner envie de visiter le Musée du Louvre si vous ne vous y êtes jamais rendu, afin de connaître l’atmosphère extraordinaire qui émane du monument. Et si vous avez déjà fait un tour au musée, vous comprendrez l’émerveillement de l’auteur pour celui-ci. Un hommage réussi !

 


Titre
Berserk

ベルセルク

Numéro du tome
Tome 38
Editeur FR : Glénat Manga
Première publication FR : 18/01/2017
Auteur Kentarô MIURA
Type
Seinen
Rédacteur Dareen

Synopsis de la série (éditeur) :

Guts, le guerrier noir, promène son imposante silhouette de routes en villages. Sur son passage, les cadavres s’amoncellent et il laisse derrière lui des torrents de sang. Le corps vêtu de noir, il porte sur son dos une épée aussi haute qu’un homme. Sur son cou, une marque mystérieuse le condamne à être poursuivi jour et nuit par des démons. Puck, l’elfe facétieux, croise un jour le chemin de cette machine à tuer. Quelles horreurs a-t-il pu connaître pour être animé d’une telle soif de vengeance ? Alors que le monde sombre inextricablement dans le chaos, Guts règle ses comptes avec les forces démoniaques qui resserrent leur emprise sur la destinée des hommes.

 
 
L’avis de Kazune :

Il a fallu 2 ans et demi pour retrouver la suite des aventures de Guts dans nos librairies. Une attente assez longue, où pour patienter, nous avons pu dévorer l’excellent one-shot du même auteur, Gigantomachia, sorti chez nous via Glénat en juillet 2015, ainsi que visionner la série TV de 2016 sur Crunchyroll (saison 2 en avril).
berserk_extra_t_02Mais ce n’est pas Guts que l’on va suivre dans ce volume, mais Rickert, l’ancien de la troupe du Faucon. La narration est quasi-intégralement de son point de vue. Un choix scénaristique que pourra regretter une partie des lecteurs, mais qui a l’avantage de ne pas à avoir à relire le tome précédent pour se souvenir précisément de l’histoire. Il s’agit ici d’un véritable tome de transition, qui permet de faire avancer l’histoire tout en présentant un peu plus la nouvelle capitale Falconia, son architecture, la vie de ce peuple métissé, leur rapport avec les miracles de Griffith et celui des démons leur servant d’armée. Une découverte de ce nouvel environnement, mais également une avancée dans le périple de Rickert qui devient de plus en plus passionnant.
La scène clé de ce volume est bien évidemment la fameuse rencontre entre Rickert et Griffith que l’on attendait depuis 25 tomes. La pression est à son paroxysme pour une confrontation psychologique comme on en retrouve finalement peu dans l’œuvre de Miura. Nous avons également le droit à un superbe affrontement à la fin du volume, où nous retrouvons d’anciens antagonistes qui ont toujours leur mot à dire.
On ne présente plus les nombreuses qualités graphiques de l’œuvre, Kentarô Miura étant toujours aussi minutieux dans la qualité du détail. Notons tout de même le changement du papier de cette édition, auparavant rigide et blanc, aujourd’hui souple et crème. Ce choix de Glénat peut faire grincer des dents, mais heureusement la qualité d’impression est au rendez-vous.

Ce tome 38 de Berserk est une vraie réussite, la nostalgie qui s’en dégage ne décevra pas les lecteurs. Il a simplement le désavantage de sortir beaucoup trop longtemps après le précédent volume, pour une lecture qui se terminera avec la frustration de ne pas savoir quand le prochain sera accessible.

 

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À propos Neginator

Administrateur et Président de MangAnime - Association.

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