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[Chronique] Magic-kyun! Renaissance – EP.1 – Magie et Bishônen

Titre original マジきゅんっ!ルネッサンス magic_kyun_renaissance
Format TV – 13 épisodes de 23 minutes environ.
Diffusion Japon : TOKYO MX, le dimanche à 22h30.
France : Crunchyroll, le dimanche à 17h30.
Première 02/10/2016
Studio Sunrise
Directeur Mitsue Yamazaki
Site officiel http://www.magic-kyun.jp/
Synopsis de Crunchyroll :

Dans un monde où l’art est lié à la magie, les personnes qui arrivent à maîtriser cette discipline sont appelées Artistas et sont très prisées par les sociétés de divertissement. L’école privée Hoshinomori est dédiée à la formation à ces arts magiques. Jeune élève, Kohana Aigasaki fait la connaissance de six garçons particulièrement doués. La jeune fille rejoint le comité organisant le festival culturel d’été, un grand rendez-vous au cours duquel seront élus le prince et la princesse Artista de l’année.

Surfant sur l’incroyable succès d’Uta no Prince, des séries peuplées de bishônen continuent d’envahir le petit écran.

Magic-Kyun Renaissance est un projet cross-média né d’une collaboration entre le producteur de franchises Broccoli, le studio d’animation Sunrise et le label musical Pony Canyon, qui a débuté au Japon en novembre 2015. Dans la liste des produits issus de la licence, on retrouve notamment des CD musicaux, un court métrage promotionnel, un jeu sur Playstation Vita, un manga dessiné par la mangaka Junta Mio (auteure de Boy’s Love, dont trois de ses œuvres ont été licenciés en France par Taifu Comics) et un certain nombre de goodies. Afin de parfaire le tout, la série animée a vu le jour en octobre 2016, d’abord diffusée au Japon sur Tokyo MX, puis sur d’autres canaux comme KBS Kyoto ou BS11. En France, le titre est proposé en simulcast sur Crunchyroll.
Le concept original provient de Hajime Yatate (pseudonyme du staff de Sunrise), la réalisation de cette série a été confiée à Mitsue Yamazaki, qui a notamment dirigé la série Hakkenden. Le chara-design original de Kairi Yura (saga Angelique) a été repris par Kumi Ishii (Rozen Maiden) pour cette adaptation animée. Tomoko Konparu (Uta no Prince) a écrit et mis en scène l’histoire.

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Fini l’époque des longues séries peuplées de garçons aussi beaux qu’ennuyants, nous sommes dans une ère où le kitch et l’humour sont le maître mot d’un bon otome. Magic-Kyun ne fait pas exception à la règle. C’est dans un monde féerique et décalé, où les artistes pratiquent également la magie, que notre jeune héroïne évolue.
Ce premier épisode met donc en scène Kohana Aigasaki, fille d’une artiste de renom pratiquant l’art floral, nouvellement transférée dans le très célèbre lycée privé Hoshinomori, où elle pourra apprendre et exercer ses talents artistiques et magiques. Introduction oblige, elle va y croiser les six protagonistes masculins, qui useront de leurs charmes afin d’atteindre son cœur. Tous les stéréotypes sont présents : le taciturne mystérieux, le musclé à la confiance débordante, le shota délicat, le copain super sympa qui aime les gâteaux, le blond narcissique, et évidemment le beau garçon simple, sensible et terre à terre correspondant à l’idéal de la fangirl japonaise.

Les habitués des otome remarqueront que ce casting n’est aucunement original, ne permettant aucun doute sur l’identité du garçon que l’héroïne choisira à la fin de l’histoire, même si des surprises peuvent toujours survenir, Bonjour♪ Koiaji Pâtisserie étant un bon exemple dans ce domaine. Sa légère originalité provient de Teika Ichijōji, l’actuel prétendant principal, qui a la bonne surprise de se déclarer être le rival de Kohana Aigasaki dans le domaine artistique, évoquant un lien secret entre eux. Malheureusement, c’est l’unique élément de suspense de l’histoire, en complément d’une hypothétique compétition pour devenir le Prince et la Princesse de l’année, dont il est fort possible qu’elle soit traitée avec beaucoup de légèreté. Un peu mince pour donner envie de suivre une saison complète, mais l’intérêt du titre n’est pas forcément de ce côté-là.

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En effet, si Magic-Kyun plaît, c’est bien pour ses personnages aussi beaux que ridicules. Comment prendre au sérieux une série dont les trois premières minutes sont consacrées à des encouragements d’une niaiserie sans nom, suivis d’une hilarante chanson tout droit venu du pire des boy’s band existants ? On s’amuse durant le visionnage, prenant plaisir à découvrir tous les clichés attendus de ces personnages tellement radieux qu’ils brillent au soleil ! Cette scène surréaliste où Teika Ichijōji chante en anglais avec un accent à couper au couteau au milieu d’un parterre de roses, est sans doute le climax humoristique de cet épisode. Étrangement, ça fonctionne dans l’ensemble, les chansons donnent envie de les fredonner, promettant pour la suite de nombreuses séquences de charme autour de tous ces joyeux lurons. Les premières minutes teasent la fin de l’histoire : l’héroïne réussira à charmer et aider ces garçons. Nous allons donc découvrir comment elle y parviendra.

Le casting est plutôt agréable dans l’ensemble. Sans être de la même renommée que celui d’Osomatsu-san, nous avons affaire à des comédiens expérimentés comme Wataru Hatano (Gajeel Redfox de Fairy Tail) ou Yuuki Ono (Taiga Kagami dans Kuroko’s Basket), partageant l’affiche avec des plus jeunes dans le métier tels que Yuichiro Umehara (En Yufuin dans Bôei-bu Love). A noter que les six garçons interprètent ensemble les génériques, sous le nom ArtiSTARs.

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Il ne fallait pas s’attendre à des miracles dans l’animation, on est dans une production typique du genre : peu animée mais des graphismes bien léchés. Sunrise a fait un travers très correct dans l’ensemble. C’est joli et coloré, permettant de profiter au maximum de ces sublimes créatures masculines lorsqu’elles apparaissent à l’écran, ainsi que de s’émerveiller face à d’innombrables pétales de fleurs lors des séquences de chant.

Il est encore difficile de savoir si Magic-Kyun Renaissance sera relativement intéressant. Cette licence étant un pur produit pour la gente féminine, seul ce public saura l’apprécier à sa juste valeur. Peut-être que les amateurs de kitch, pas encore repus avec la nouvelle saison d’Uta no Prince qui commence, ou Bôei-bu Love Love venant de se terminer, pourront également y jeter un œil.

Retrouvez la série sur Crunchyroll, tous les dimanches à 17h30 !

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À propos Dareen

Amateur de mangas, animes, anisongs, et de whisky. Également administrateur de Digiduo, l'Information Digimon Francophone.

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