Kurokawa répond à vos questions !

Tout d’abord, sachez que toute l’équipe Kurokawa a tenu à lire vos questions et à y répondre du mieux possible ! Pour certaines, notre directeur de collection Grégoire Hellot et notre directeur artistique Fabien Vautrin ont d’ailleurs pris la plume (ou le clavier) exclusivement pour vous.

Toutes nos excuses pour l’attente donc, mais il fallait bien ça ! Nous espérons que nos réponses répondront à vous attentes. Bonne lecture !

 

kurokawa-logo

 

Que pensez-vous de la situation actuelle du marché du manga en France ?

Fabien : Après un fort développement dans le courant des années 2000 et plusieurs années de baisse consécutives, le marché s’est stabilisé depuis quelques mois. L’une des forces du marché français tient en son dynamisme et son éclectisme. Si on la rapporte à la population de lecteurs, la variété des titres proposés est probablement la plus grande au monde.

 

Que conseillez-vous aux personnes qui souhaitent aujourd’hui travailler dans l’édition et plus particulièrement dans des maisons d’édition spécialisées dans la BD ou le manga ? En effet, on remarque que le milieu est saturé de demandes. Que doivent donc faire selon vous ces personnes pour se démarquer ? Quelles qualités et compétences doivent-elles posséder aujourd’hui surtout à la veille du numérique et d’Internet ?

Fabien : Comme toutes les entreprises, les maisons d’édition emploient des profils très variés. On y trouve en général un service marketing, un service communication, un service comptable, un service fabrication… Il ne faut pas forcément se cantonner à la partie éditoriale pour y travailler. Si vous êtes fan de manga, mon conseil serait d’aller au-delà de la simple consommation. D’avoir une approche analytique de votre passion, d’en comprendre les rouages et pourquoi pas de créer par vous-même, c’est la meilleure façon d’apprendre.

 

Quelles sont les meilleures études pour arriver à travailler dans l’édition ? Quels sont les postes-clés dans l’édition ?

Greg : Il existe de nombreux postes pour quelqu’un qui aime les mangas et qui souhaite travailler dans ce métier sans savoir pour autant parler japonais. Il existe une formation universitaire pour les métiers du livre. Après, on peut aussi envisager une carrière dans la communication, car la presse et la présence des livres dans les médias est un des nerfs de la guerre pour parvenir à vendre ses livres. De la même manière, on pourra aussi travailler dans le marketing afin de penser les stratégies de lancement des titres. Ce sont aux personnes du marketing que revient la responsabilité de lancer les livres, créer les campagnes avec des matériels promotionnels (sabots, posters, mobiles, publicités sur lieu de vente…) ou encore des opérations commerciales avec différentes enseignes. Le commercial, un autre poste important, est chargé de vendre les livres et de veiller à leur bonne distribution sur tout le territoire. Enfin, dans les métiers du livre, il y a aussi les responsables de fabrication, qui vont s’occuper des plannings de traduction, de mise en page, d’impression, contrôler la qualité des livres, choisir la qualité du papier, etc… bref, il y a plein de postes-clés dans l’édition !

 

Recherchez-vous parfois des stagiaires ? Avez-vous des postes à pourvoir ou en aurez-vous dans un proche avenir ?

On l’espère ! Pour l’instant, on manque de place… et il faudrait aussi qu’on puisse bien s’en occuper, un stagiaire est là surtout pour apprendre le métier.

 

Pouvez-vous nous décrire le travail dans une maison d’édition de mangas ?

Tout commence avec l’achat des droits de publication auprès d’un éditeur japonais d’un titre qui aurait tapé dans l’œil de notre directeur de collection. Une fois le contrat signé, nous recevons des exemplaires de la version originale ainsi que les fichiers numériques permettant de retravailler la mise en page pour la version française. La traduction peut commencer.

En général, nous recevons les fichiers de nos traducteurs sous forme de texte Word plusieurs mois avant la publication ; nous le passons dans un logiciel spécial appelé Prolexis qui parcourt le texte afin d’en repérer les fautes les plus grossières mais aussi les répétitions. Ensuite, le texte est mis en page, et il passe devant les yeux de trois personnes différentes dont notre chef correctrice Céline. Pour la majorité des mangas, notre directeur de collection essaie de les relire au moins une fois voire deux, surtout pour les mangas où la traduction a des spécificités comme par exemple Inazuma Eleven et ses noms français tirés du jeu vidéo, ou encore Magi et ses innombrables mots inspirés de la langue arabe. Il veille aussi à ce que les mangas ne soient jamais trop vulgaires. Faites-en l’expérience : les gros mots, ça passe beaucoup mieux à l’oral qu’à l’écrit dans une bulle.

Le directeur artistique réalise ou adapte de son côté les couvertures de chaque volume. Qui sont également relues et corrigées par plusieurs personnes. Puis, quand tout est validé aussi bien en interne que par les ayant-droits japonais, on envoie les éléments chez l’imprimeur.

Rendu2_880

 

J’ai des problèmes de recherche sur votre site web. En effet, lorsque je veux voir votre catalogue, c’est la liste des volumes de mangas qui s’affiche, et non la liste de la collection complète. Du coup, en un coup d’œil, on est incapable de savoir la liste des titres que vous proposez. Comptez-vous faire quelque chose pour améliorer ça ? Est-ce un mode de recherche réfléchi qui ne me correspond tout simplement pas ?

Fabien : L’ergonomie du site actuel de Kurokawa n’est pas des plus optimales et nous en sommes désolés. Nous travaillons depuis plusieurs mois à un tout nouveau site plus fonctionnel et plus en phase avec le web d’aujourd’hui. C’est un projet assez ambitieux comme vous pouvez l’imaginer et nous espérons qu’il sera mis en ligne courant 2016.

 

Sur quels critères choisissez-vous vos différentes licences ?

Fabien : Il n’y pas de liste prédéfinie avec des cases à cocher mais nous essayons toujours de publier des titres qui nous tiennent à cœur ! Ce travail est effectué par notre directeur de collection qui parcourt les tonnes de magazines que nous recevons chaque semaine en direct du Japon et qui va flâner régulièrement dans les librairies de Tôkyô. Il arrive aussi que d’autres membres de l’équipe suggèrent des titres et dans tous les cas, nous avons de longues discussions avant de prendre la décision de publier ou non une série. Il faut savoir que Kurokawa est parmi les éditeurs qui publient le moins de nouveautés à l’année, il nous faut donc être très exigeant dans nos choix.

 

Nozokiana a marqué un nouveau tournant de votre catalogue, ajoutant une pointe d’érotisme à ce dernier. La série semble avoir bien trouvé son public selon certains dires. Le confirmez-vous ?

Nous sommes fiers de constater qu’il s’agit du meilleur démarrage d’un manga érotique depuis Step-Up Love Story en France. Bon nombre de librairies érotiques qui ont, jusqu’à présent, refusé leurs rayonnages aux mangas se laissent tenter par ce titre. Mais ce qui nous fait le plus plaisir, c’est que cette série est lue (et appréciée) par beaucoup de femmes.

 

Régulièrement, vous nous présentez le travail de votre graphiste concernant les couvertures/logos de vos séries. Il est clair que parfois, le résultat est bluffant ! Parmi toutes vos séries, laquelle a demandé le plus de travail concernant ses couvertures ou son logo ?

Pour les détails concernant le travail de notre graphiste, n’hésitez pas à aller voir ces Questions/Réponses de l’année dernière qui sont toujours d’actualité : http://blog.kurokawa.fr/2014/06/01/quand-fabien-decrypte-kurokawa/

 

Sur ces 10 années de publication, quels ont été vos plus gros succès ? Quelles ont été en revanche vos plus grosses déceptions ? Sur quels titres avez-vous le plus apprécié travailler ? Quels sont les titres que vous êtes fiers d’avoir acquis face à une forte concurrence lors des négociations avec les japonais ?

Greg : Nos plus gros succès ont été Fullmetal Alchemist, Soul Eater, Pokémon, Arslân, Red Eyes Sword, Satan 666, Inazuma Eleven, Les Vacances de Jésus & Bouddha… bref, nous avons eu beaucoup de succès !

Il est difficile de dire sur quels titres nous avons préféré travailler car notre spécificité, c’est justement de sortir peu de titres mais de faire énormément de travail sur chacun d’entre eux. Il y a donc une satisfaction à travailler sur chacun de nos titres. Après, il y a bien entendu plus ou moins d’investissement éditorial selon la nature des livres. Un manga comme Les Vacances de Jésus & Bouddha nous demandera beaucoup plus d’investissement car il faudra réécrire ou adapter de nombreuses blagues intraduisibles ou difficilement compréhensibles pour le public français.

Pour ce qui est des titres que nous sommes fiers d’avoir acquis face à des concurrents, c’est difficile à dire car les éditeurs japonais sont toujours très discrets quant aux mises en concurrences des éditeurs les uns contre les autres. On sait parfois tout au plus que le titre sera très convoité, mais rares sont les titres où l’on sait qu’il y aura une âpre bataille. Récemment, on pourra citer Arslân ou encore One-Punch Man par exemple.

ONE-PUNCH MAN © 2012 by ONE, Yusuke Murata/SHUEISHA Inc.

 

Récemment, l’édition compilée de Fullmetal Alchemist s’est achevée. A-t-elle fonctionné comme vous l’espériez ? Pensez-vous retenter l’expérience avec d’autres séries phares de votre catalogue ?

Fabien : Nous ne nous interdisons rien si nous pensons que cela a un sens pour les lecteurs. Nous avons par exemple ressorti des éditions intégrales des Petites Fraises dont certains tomes étaient en rupture de stock afin que la série soit de nouveau disponible. Ces éditions sont aussi soumises à la validation de l’éditeur japonais donc on ne peut pas toujours faire ce que l’on veut.

 

Nous avons été surpris par le licenciement de la série de One-Punch Man chez vous, dont le premier tome sortira début 2016. À part cette grosse série qui risque de faire fureur, quels sont les prochains titres que vous pensez pouvoir acquérir prochainement ? Avez-vous déjà quelques idées en tête ?

Fabien : Nous avons beaucoup de belles surprises pour l’année 2016 mais comme nous aimons les surprises, nous préférons les annoncer au compte-gouttes sur nos réseaux sociaux ! N’hésitez pas à nous suivre !

 

Le manga Arata de Yuu Watase a dernièrement obtenu une édition «Remasterisée» au Japon. Cette nouvelle version contient des scènes jamais parues dans les tomes originaux, ainsi que des passages entièrement retravaillés. Pensez-vous l’éditer par la suite, ou cela n’a-t-il jamais été prévu ?

Fabien : Ce n’est pas prévu à l’heure actuelle. Notre objectif est d’abord de mener la série jusqu’à son terme car les ventes sont malheureusement plutôt confidentielles et le rythme de publication au Japon assez irrégulier.

 

Concernant une série qui semble fâcher : Ken-Ichi. Elle est terminée au Japon mais en France, elle n’est pas prête à se conclure vu le rythme actuel de parution. N’est-il pas possible de publier les tomes à un rythme plus soutenu (tous les deux mois) ? Nous n’aurions ainsi pas la fin dans plus de 5 ans… Et concernant le nouveau manga de Matsuena Shun, Tokiwa Kitaeri, comptez-vous le licencier prochainement (dans un futur plus ou moins lointain) ?

Fabien : Comme je le disais plus tôt, nous essayons de ne pas surcharger le marché et il faut parfois jongler avec les plannings pour tout faire rentrer. Que les fans de Ken-ichi se rassurent, la série devrait avoir un rythme un peu plus régulier en 2016. Concernant la nouvelle série de Shun Matsuena, pour le moment nous sommes uniquement concentrés sur Ken-Ichi.

 

Le manga Red Eyes Sword \ Akame ga kill! se vend-il bien en France ? Est-ce qu’il y a des chances de voir son spin-off arriver chez nous ?

Fabien : Grâce à vous, Red Eyes Sword est parmi les meilleurs lancements de ces dernières années. La publication de son spin-off, Red Eyes Sword Zero est actuellement à l’étude. N’hésitez pas à nous suivre sur nos réseaux sociaux pour être parmi les premiers informés de sa publication en version française !

 

A-t-on une chance de voir sortir en France l’édition deluxe de Fullmetal Alchemist ? Et concernant le guide book ou encore le troisième artbook ?

Fabien : Nous venons à peine de terminer l’édition double, il est un peu prématuré d’envisager une publication de l’édition Deluxe. Mais c’est quelque chose que nous gardons en tête, ne vous inquiétez pas. Concernant le guidebook Fullmetal Alchemist Chronicles, il est lié à l’édition Deluxe donc nous ne pourrons pas publier l’un sans l’autre. Enfin, pour le troisième artbook, les conditions de sa publication ne sont pas réunies pour le moment.

 

Les ventes du manga Ippo se portent-elles bien ? 

Fabien : Les fans d’Ippo sont très fidèles même si on peut constater une légère érosion des ventes ces dernières années. Sachez qu’avec la sortie du tome 81, nous avec rattrapé la publication japonaise… au moment où la série a débuté en France ! La route reste encore longue mais nous avons déjà fait une bonne partie du chemin ensemble !

 

Avez-vous un ou plusieurs mangaka(s) que vous avez particulièrement aimé éditer ?

Greg : D’une manière générale, l’éditeur français d’un manga n’est pas très souvent en relation avec les auteurs de manga. Lorsqu’on les rencontre, il s’agit de moments exceptionnels, lors de salons ou d’’événements pour lesquels nous les avons invités en France par exemple, ou lors d’interviews que nous encadrons. De ce fait, il nous est difficile de faire une liste objective vu que nous n’avons pas rencontré tous nos auteurs, mais uniquement quelques-uns d’entre eux. Heureusement, ils ont toujours été très abordables et réactifs, et à chaque fois les fans français sont repartis très satisfaits. Pour citer les derniers auteurs japonais que nous avons eu l’honneur de rencontrer que ce soit en France ou au Japon, il y a eu les charmants Tetsuya Tashiro et Takahiro de Red Eyes Sword au festival Polymanga, ou encore le boute-en-train Yûki Kodama au Salon du livre de Paris.

 

Concernant le manga Chocola & Vanilla de Moyoco Anno, savez-vous si l’auteure prévoit une suite (du genre one-shot) avec les personnages à un âge plus avancé ?

Fabien : Aux dernières nouvelles, l’auteur Moyoco Anno n’avait pas prévu de reprendre sa série. Mais l’auteur a récemment dessiné Chocola & Vanilla en version adulte dans le cadre d’un défilé de mode. Voilà de quoi inspirer les rêves les plus fous !

72

Les salons comme Japan Expo vous permettent-ils de faire découvrir de nouvelles séries plus facilement qu’en dehors de ces derniers ? Sont-ils un bon tremplin pour vos ventes ? Les personnes présentes sur votre stand lors des salons font partis de votre équipe ou sont-elles recrutées pour l’occasion ? (si c’est le cas, comment est-il possible de postuler ?)

Fabien : Les mangas qui se vendent bien en salon ne sont pas forcément ceux qui cartonnent en librairie. J’en veux pour preuve Magi qui est parmi nos meilleures ventes à Japan Expo alors qu’elle a un succès très limité à l’échelle du catalogue Kurokawa (à notre plus grand regret). Les gens présents sur notre stand sont d’une part les libraires qui s’occupent de vendre nos livres et d’autre part les membres de l’équipe de Kurokawa qui viennent pour rencontrer et discuter avec les lecteurs.

 

Les goodies offerts lors de diverses opérations boostent-ils les ventes ? À propos de ces goodies justement, habitant un petit coin perdu, j’ai toujours énormément de mal à me les procurer car les deux grosses enseignes où je peux trouver vos mangas ne font pas forcément les opérations. J’aimerais donc savoir si pour avoir ces goodies, les librairies doivent les acheter en plus de leur stock de mangas ? Toujours concernant les goodies, serait-il possible de communiquer la liste des librairies participantes lors des opérations ?

Fabien : Les opérations cadeaux que nous effectuons tous les ans aident effectivement à faire découvrir nos titres car ils sont offerts pour l’achat de deux mangas. Les libraires ne payent pas les cadeaux mais doivent logiquement commander assez de livres pour équilibrer (on ne donnera pas 20 cadeaux si la commande du libraire n’est que de 3 mangas Kurokawa). Certaines grandes enseignes et libraires indépendants proposent aussi ces opérations sur leur site Internet. Enfin, nous ne pouvons malheureusement pas proposer de liste des points de vente participants car nous ne gérons pas les stocks de chaque librairie de France (imaginez la masse de travail !) donc cette liste serait rapidement caduque.

 

Pensez-vous acquérir d’autres titres du genre de Nozokiana prochainement ? Et pourquoi pas le spin-off de la série ?

Greg : Le Spin-off de Nozokiana est une comédie romantique plus classique, sans sexe, qui s’adresse à un public plus jeune. Nous y réfléchissons, même s’il est certain que le titre aura un moins fort impact que le premier de la série. Pour un héritier à Nozokiana, celui-ci est déjà choisi, et vous sera révélé très bientôt… mais je pense que beaucoup seront surpris de découvrir ce manga !

 

La question vous a sûrement été posée de nombreuses fois, mais tentons d’être fixés une bonne fois pour toute : peut-on espérer voir arriver un jour dans votre catalogue une autre série de Keiko Suenobu, auteure de l’excellent Life ?

Fabien : Ce n’est pas dans nos cartons pour le moment, désolé !

 

Allez-vous prochainement éditer les autres séries de la saga Pokémon La Grande Aventure ?

Fabien : Oui !

 

Livre-Triple-880 Pokemon-RS-x3-880

 

Envisagez-vous d’acquérir Sinbad no Bouken, le spin-off tant attendu de Magi The labyrinth of Magic dont l’adaptation animée débutera en 2016 ?

Greg : Nous étudions effectivement cette possibilité, même si pour l’instant, nous préférons nous concentrer sur la série originale qui connaît quelques difficultés en France. En effet, elle n’est pas forcément parvenue à trouver aussi bien son public qu’au Japon, ce qui engendre chez nous pas mal de réflexions sur la manière de la repositionner pour qu’elle soit plus en phase avec son public.

 

Pourquoi les éditeurs, mangas comme animés, ne communiquent-ils pas sur le nombre de ventes ? Cela permettrait pourtant aux lecteurs de mieux comprendre pourquoi telle série se voit arrêtée et qu’une autre n’est pas licenciée.

Ces données sont confidentielles principalement pour des raisons de concurrence. Cela pourrait aussi avoir tendance à influencer l’opinion des éventuels lecteurs. Et une série qui connaît peu de ventes au début (pour des raisons conjoncturelles qui ne sont pas forcément liées à sa qualité) pourrait ne jamais trouver son public parce que le mot aurait couru que ses ventes ne sont pas bonnes.

 

La saison 2 de Genshiken sortira-t-elle chez vous ?

Malheureusement non, puisque nous n’avons plus les droits sur cette série. Et les ventes de la première série ne permettent de toute façon pas d’envisager une suite chez nous, malheureusement.

 

Comptez-vous éditer le recueil d’histoires courtes de la mangaka Fujiwara Cocoa ?

Greg : Ce n’est pas prévu pour l’instant, d’autant plus qu’avec le regrettable décès de l’auteur, il est désormais plus difficile de négocier ses autres œuvres.

 

Est-ce que de nouveaux titres du genre Furyo vous tenteraient ? En avez-vous en tête ?

Greg : C’est amusant que vous en parliez, car nous aurons une grosse surprise typée “racailles nippones” pour les fans du genre en 2016 !

 

Faisant suite au succès de Pokémon en librairie, pourrait-on imaginer un titre provenant de la licence Digimon chez vous, surtout vu l’engouement récent au Japon et la nostalgie française pour cette autre saga culte ?

Greg : Contrairement au Japon, la licence Digimon n’a jamais véritablement percé en France, même si elle possède une base solide de nostalgiques. Pokémon était une licence intéressante dans la mesure où elle nous permettait de toucher un public encore assez peu considéré par le manga, à savoir les jeunes enfants. Digimon par contre ne s’adresserait qu’à des adultes nostalgiques, ce qui nous paraît être malheureusement un peu segmentant en termes de lectorat.

 

Monster Musume no Iru Nichijou pourrait-il être un titre qui vous intéresserait ?

Greg : Malheureusement non, ce n’est pas, je pense, le genre de manga qu’attend le lectorat français. Pour les américains par contre, je pense que c’est une histoire qui correspond parfaitement aux goûts de ce public.

 

Y a-t-il une chance pour que vous éditiez le manga Psycho-Pass ? Accepteriez-vous de reprendre la licence Yureka, ou du moins réfléchir au devenir de cette série. Avez-vous prévu un jour de rééditer Azu Manga Daioh ?

Greg : Tous ces titres ne sont pas à l’étude pour l’instant chez nous.

 

Comptez-vous éditer le doujinshi de France Five ?

Greg : France Five étant une oeuvre amateur, nous avons toujours refusé de la lier à une quelconque activité commerciale qui générerait des profits. La réponse sera donc malheureusement non…

 

Télécharger l’interview en PDF !

 

Facebook Comments

À propos Neginator

Administrateur et Président de MangAnime - Association.

3 commentaires

  1. Beaucoup de réponses intéressantes. J’ai beaucoup aimé ce système d’échanges.

    Je ne suis par contre que peu d’accord pour Pokémon. Autant certains tomes touchent sans doutes les enfants (notamment les films, car ils suivent Sacha et non Red, la suite logique de Pokémon Aventure), autant une bonne base de fans des ré-éditions rouge/bleu/jaune, saphir/rubis, or/argent sont des adultes nostalgiques. Il serait véritablement dommage de ne pas considérer qu’une grande partie de la fan-base pokémon est bel et bien adulte, et ne s’en cache pas vraiment (il suffit de voir les sites communautaires ou même des personnalités du web comme Linkthesun).
    Je ne suis que très peu fan de Digimon, mais je ne doute pas qu’elle peut avoir un bon succès. Cette licence était (malheureusement) un peu « mal-aimée » justement à cause de cette guéguerre un peu enfantine à l’époque (les enfants de ma génération étaient ou fan de Pokémon, ou fan de Digimon, très rarement des deux). Maintenant que la fan-base de Pokémon/Digimon est adulte, la tolérance est plus importante et malgré mes 25 ans je serais sans-doute l’une des premières à tenter une nouvelle approche de Digimon, d’un œil neuf et plus sage. Surtout que Digimon a toujours était plus adulte que Pokémon et que les nouveaux arcs semblent eux aussi plus matures.

    Autrement je suis un peu déçue pour Yureka ou Psycho-PASS. Psycho-PASS est une trèèès bonne série, Une des meilleures qu’il m’est été donné de découvrir (je la place non loin de l’anime Code Geass, qui est une perle sans nom pour moi), mais qui demande à réfléchir et ne peut pas forcément correspondre à un trop jeune public. Yureka par contre est une licence aimée de ses fans, mais qui n’a été licenciée que par des maisons d’éditions qui ont un peu été maudites (deux sur deux ont fini par s’effondrer). C’est dommage mais j’espère qu’elle finira par revivre entre les mains d’un éditeur solide.

    Quoi qu’il en soit, encore un joyeux anniversaire à Kurokawa. Merci à Manganime pour ce moment d’échanges. Et bonnes fêtes à tous.

  2. Vivement Shonan Seven !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *