Questions aux éditeurs n°1 : PIKA Edition

Récemment, vous avez participé à notre « Questions aux éditeurs » dédié à Pika Edition.

Aujourd’hui, nous avons obtenu pour vous les réponses à une partie d’entre-elles.

L’éditeur a tenu également à vous laisser un message concernant les questions

auxquelle il n’a pas pu répondre.

1) Est-ce que vous pourriez publier autre chose que des mangas si vous recevez un script qui vous intéresse ?

 

Pika : Nous sommes éditeurs de manga en priorité, mais nous avons aussi publié des ouvrages à la frontière du comics et du manga dans nos collections PIKA Graphics et Black Moon Graphics. Nous sommes ouverts à ce genre d’ouvrage également, mais nous serons extrêmement sélectifs, car nous ne pouvons pas en sortir beaucoup.

 

 

2) Cela va faire environ 6 tomes des éditions Pika que j’achète en librairie où des pages sont déchirées dans le sens de la longueur voire même repliées sur elles-mêmes et soudée à la « reliure ». Ce n’est pas propre et ça gâche le tome. Ca vient de toute évidence de l’imprimeur. Si ça avait été lors du transport, il y aurait d’autres dégâts, ce qui n’est pas le cas. Dans le sens où ce problème est plus que récurrent, j’aimerais savoir si Pika compte faire quelque chose à ce sujet, histoire que je n’ai pas à faire de la restauration sur chacun de mes tomes.

 

Pika : Nous n’avons pas eu d’autres remontées de ce type. Nous pensons que le problème se situe au niveau de votre librairie. Nous apportons toujours un soin particulier à la fabrication de chaque volume, et nous sommes bien désolés d’apprendre que des volumes abîmés sont mis en vente.

Sachez que vous avez la possibilité de faire l’échange chez votre libraire si vous constatez un tel défaut sur les exemplaires qui vont sont vendus.

 

 

3) La série La mélancolie de Haruhi Suzumiya est finie au Japon. Est-ce qu’il est possible d’accélérer le rythme de parution ? Si non, pourquoi ?

 

Pika : Nous avons eu cette question sur notre forum PIKA, et nous nous permettons de vous en faire part ici.

La mise en place d’un programme éditorial est un exercice d’équilibriste, car il doit à la fois prendre en compte les choix de publication des années passées, et les changements du lectorat. Nous voulons tout d’abord vous assurer de notre volonté de continuer la parution jusqu’au bout.

Depuis 2008, le marché du manga est devenu plus compliqué, avec des lecteurs encore plus prudents qu’avant sur leurs achats, et nous devons chaque année faire des choix douloureux pour essayer de mécontenter le moins de personnes possible.

« La Mélancolie de Haruhi » est un titre avec une communauté de fans vraiment passionnés. Malheureusement, il n’a pas touché un lectorat suffisamment grand pour rendre la publication de cette série rentable.

Au Japon, dans de tels cas, l’éditeur ordonne à l’auteur de mettre fin à sa série. Mais nous n’avons pas cette option, et nous tenons à la publier jusqu’au dernier tome malgré tout. Nous ne gagnons pas d’argent sur ce titre, nous en perdons plutôt, car à chaque volume, il faut payer en premier lieu l’auteur, la maison d’édition japonaise, la traductrice, les lettreurs et maquettistes, l’imprimeur, le diffuseur, le distributeur,… Et les ventes sont loin de compenser tout cela.

Mais encore, par respect pour les lecteurs qui ont commencé la série, nous voulons aller jusqu’au dernier volume.

 

 

4) Pika va-t-il, à son tour, lancer un « appel » au talent via un concours pour faire éditer les plus chanceux, et talentueux, comme le font actuellement Ki-oon et Kana ?

 

Pika : PIKA est déjà historiquement le leader du manga fait par des Français. « Dreamland » est le plus grand succès du manga à la française, et nous avons toujours plusieurs séries en cours.

Cela fait déjà bientôt dix ans que PIKA promeut les talents des auteurs français, et PIKA continuera à le faire. L’idéal serait de pouvoir lancer au moins un nouveau projet par an. Nous n’avons de concours spécifique prévu, mais nous examinons tous les projets que nous recevons avec beaucoup d’intérêt. La France recèle beaucoup de talent, et nous sommes toujours heureux de lire les pages que nous recevons.

Pour plus de détails sur la préparation et l’envoi d’un projet manga, voici la page dédiée à ce sujet sur notre site officiel :

http://www.pika.fr/projets-auteurs

 

 

5) Croyez-vous en l’avenir du manga français ?

 

Pika : Comme écrit en réponse à la question 11, nous publions des manga français depuis longtemps, et nous continuerons à le faire. Avec Reno Lemaire, nous avons prouvé que le manga fait par des français pouvait se vendre au même niveau que le manga japonais. Nous croyons en l’avenir du manga français, et nous voulons soutenir son développement.

 

 

6) Quand peut on espérer que la maison d’édition Pika s’intéresse au fanfiction ?

 

Pika : Nous sommes des éditeurs de manga, et nous n’avons pas pour l’instant de projet de publier des romans, sauf lorsqu’il s’agit des adaptations officielles de titres PIKA. Nous l’avons fait pour le roman « Fairy Tail » par exemple.

 

7) Pensez-vous que dans quelques années les mangas ne se liront plus que sur tablette ou smartphone ?

 

Pika : Nous ne pensons pas que le manga papier disparaîtra, surtout en France, où nous avons la culture de l’impression, et de la collection de livres en papier. Notre vision de la chose est que les deux marchés, papier et numériques, cohabiterons, mais que le livre papier restera majoritaire malgré tout.

Le numérique est une forme intéressante, qui a du potentiel, et PIKA a été le premier à faire du manga en ligne à grande échelle, avec tous les volumes de plusieurs de nos grandes séries (« Fairy Tail », « Highschool of the dead »…) disponibles en numérique dès mars 2012. Nous continuons à alimenter notre catalogue numérique, et nous étudions les évolutions du marché pour pouvoir nous y adapter. Mais le papier restera encore longtemps au cœur de notre travail.

 

 

8) Avez-vous des nouvelles concernant l’avancement de Highschool of the Dead au Japon ?

 

Pika : C’est une question que nous posons chaque fois que nous voyons nos partenaires japonais. Mais malheureusement la réponse est toujours la même : la série est en pause, et on ne sait pas du tout quand elle pourra reprendre. Nous insistons à chaque fois sur l’importance de cette série pour les fans français. Nous ne perdons pas espoir, et nous continuerons à garder cette question au programme de nos prochains rendez-vous. 😀

 

 

9) Pensez-vous que le déferlement de mangas Yaoi (plus ou moins de bonne qualité) sur le marché français ne sont qu’un effet de mode et que les fans se lasseront avec le temps ? Même chose pour le Yuri (bien que le déferlement soit vraiment moindre) ?

 

Pika : Nous ne faisons pas de manga yaoi ou yuri chez PIKA, nous n’avons donc pas tous les chiffres exacts sur les ventes de chaque titre. Mais cela reste un marché de niche, qui ne s’élargira sans doute pas beaucoup.

Il est difficile de prévoir le comportement des fans de tel ou tel genre. Comme le yaoi sort souvent sous la forme de one-shot, et non de série, dans un sens, il est plus facile à acheter, car il n’y a pas d’engagement sur le long terme. Après, il faudra voir si les histoires continueront à intéresser les lectrices et lecteurs, et si les maisons d’édition de yaoi/yuri arriveront à élargir leur lectorat.

En ce qui nous concerne, nous n’avons pas pour projet de nous lancer dans ce genre de publication, car le lectorat nous semble trop petit … Surtout que le secteur est déjà investi par d’autres maisons d’édition.

 

 

10) Allez-vous vous intéresser aux auteurs français dans le futur ?

 

Pika : PIKA a été la première maison d’édition à faire du manga français, et nous publions depuis nos débuts des auteurs français. Nous avons commencé avec Reno Lemaire, et nous continuons toujours. Nous avons plusieurs séries en cours (« Dreamland », « Lords of Chaos », « Catacombes »), et nous avons de nouveaux projets en cours de préparation.

Donc, oui, nous nous intéressons fortement aux auteurs français. Nous recevons toujours de nombreux projets, que nous lisons avec beaucoup d’intérêt. Pour avoir tous les détails sur la constitution d’un dossier de projet, voici la page dédiée à ce sujet sur notre site officiel :

http://www.pika.fr/projets-auteurs

 

 

11) Allez-vous vous intéresser aux Light novel, comme le font certains éditeurs ?

 

Pika : Les light novels sont un secteur à part, plus proche du roman que du manga. Nous en avons publié un, « Fairy Tail : les couleurs du cœur », mais c’est parce qu’il s’intégrait parfaitement à notre catalogue. Nous nous intéressons aux titres en rapport avec nos séries, mais ce n’est pas dans nos projets de créer une ligne spécifique pour les light novels pour l’instant.

J’en lis en tant que responsable éditorial, pour voir s’il y aurait des titres qui pourraient intéresser un large lectorat, mais pour l’instant je n’ai pas été vraiment convaincue.

 

 

12) Comment a évolué ces dernières années les ventes de mangas en France, du moins vous concernant ?

 

Pika : Le marché du manga est difficile ces dernières années. Après une forte hausse entre 2000 et 2007, la tendance est à la baisse depuis 2008. Mais PIKA a bien surmonté le choc, et nous continuons à gagner des parts de marché chaque année. Nous avons un catalogue solide, avec des séries qui marchent bien dans tous les genres, comme « GTO », « Negima », « Billy Bat », « Highschool of the dead », « Shugo Chara », « Maid Sama », … et nous avons surtout pu lancer les nouvelles séries phares de ces dernières années, comme « Fairy Tail »,  « L’Attaque des titans » ou encore « Love Mission » par exemple.

Mais nous ne nous reposons pas sur nos lauriers, et continuons à chercher, lancer et promouvoir des nouvelles séries qui nous semblent prometteuses.

 

 

13) Comment choisissez-vous les titres que vous allez licencier en France ?

 

Pika : Ca, c’est mon rôle, en tant que responsable éditorial de PIKA. Comme j’ai vécu plus de sept ans au Japon, je parle japonais, et je connais bien les différents sites d’information liés au manga. Je les lis tous les jours, en plus des sites officiels des maisons d’éditions japonaises. Je reçois également les magazines de prépublication de tous nos partenaires. C’est un travail qui prend du temps, mais c’est la meilleure façon de connaître toutes les nouvelles séries. Les agents des ayant-droits peuvent aussi me fournir des informations. Mais ce qui marche au Japon ne marche pas forcément en France. Je ne peux pas me fier uniquement aux classements japonais.

Pour ce qui est du choix, je cherche, dans la masse de la production japonaise, les séries qui me font vibrer, et qui pourraient aussi faire vibrer le cœur d’une large partie des lecteurs de manga français. C’est assez subjectif. Je regarde bien sûr ce qui marche bien en France, pour ne pas trop me planter, mais ce n’est pas un critère absolu. Je pense que notre rôle est aussi de proposer des choses nouvelles, comme « L’Attaque des titans » par exemple.

Une fois trouvé une série qui me semble avoir du potentiel, je vérifie avec les ayant-droits si elle ne risque pas de s’arrêter abruptement, si l’auteur est d’accord pour vendre les droits à l’étranger,… Je fais un résumé, et j’en fais un topo à mes collègues de l’éditorial, du marketing, puis quand tout le monde me conforte dans mon choix, j’en parle à la secrétaire-générale de PIKA, pour qu’on prépare une offre à faire aux ayant-droits.

 

 

14) Je sais qu’il y a eu un très récemment mais y aura t’il prochainement d’autres concours Fairy Tail ?

 

Pika : Pour l’instant, rien n’est prévu, mais ce n’est pas exclu que nous organisions de nouveaux concours « Fairy Tail » ou d’autres séries dans le futur.

 

 

15) Pourriez-vous publier un manga sur la cuisine (exemple: Shokugeki no Soma) ?

 

Pika : Nous n’avons pas pour projet de publier « Shokugeki no Sôma », mais nous ne sommes pas contre les manga sur la cuisine.

 

 

16) Certains éditeurs disent que le seinen est une grande voie pour le futur du manga, quel est votre avis sur le sujet ?

 

Pika : Le seinen est un genre qui s’est développé relativement récemment en France, il y a donc de la marge pour le développer. Cela fait 20 ans que des manga sont publiés en France, donc forcément le lectorat de manga vieillit. Il est nécessaire de lui proposer des titres correspondant à son âge.

Le seinen est une catégorie qui recouvre une telle variété de titres, de « Highschool of the dead » à « Billy Bat » en passant par « Ah ! My Goddess », qu’il est difficile de passer à côté de toute façon. Ca rend aussi le choix des titres plus compliqué, car il y a une offre vraiment très large au Japon, et les histoires peuvent partir dans des directions bien plus inattendues que pour le shonen ou le shojo.

Nous pensons qu’il y a un vrai potentiel pour le seinen, mais qu’on ne peut pas non plus élargir l’offre tout d’un coup. Autant au Japon le manga se lit de 7 à 77 ans, autant en France le lectorat est encore très centré sur les 12-25 ans. C’est une des missions de PIKA de faire découvrir les merveilles que recèlent le manga et la culture japonaise à un maximum de personnes. Le combat est sur tous les fronts pour augmenter le nombre de lecteurs, et faire comprendre que le manga peut intéresser tout un chacun.

 

 

17) Comment choisissez-vous les titres de vos mangas ? Pourquoi la version anglaise ou française suivant la série, plutôt que la version japonaise ? Pourquoi la version française est parfois si horrible (exemple : Le Garçon d’à côté)

 

Pika : Le choix des titres fait toujours l’affaire de réunions animées. Tout l’enjeu est de faire en sorte que le titre soit compréhensible, facile à retenir, et qu’il donne envie de lire le livre. Il y a aussi parfois des impératifs imposés par les ayant-droits (surtout quand il y a déjà un anime).

Il y a en gros trois cas. La première option, c’est de garder le titre japonais, comme pour « Chihayafuru » par exemple. Là, on a le nom de l’héroïne, on a le thème du poème, c’est court, tout va bien.

Mais généralement, le titre en japonais est incompréhensible et impossible à mémoriser pour le lecteur lambda, et pour les libraires. On peut avoir la chance d’avoir un sous-titre anglais correct, comme « Seven Deadly Sins » ou « Space Brothers ». Là, pas de problème non plus.

Ca se corse quand le titre en japonais est compliqué et/ou ne donne aucun indice sur le thème de l’histoire, et quand en plus le sous-titre anglais est inexistant ou bien en japlish (= Japanese English, ou mauvais anglais à la sauce japonaise). Dans ces cas-là, nous cherchons nous-même un titre avec de l’impact, et qui donne une idée du thème, qu’il soit en français ou en anglais.

C’est sûr que ça ne plaît pas toujours à tout le monde, mais en tout cas c’est toujours soumis à l’approbation de l’auteur. Pour « Le garçon d’à côté », nous sommes restés le plus près possible du titre original, mais nous avons changé « kaibutsukun » (monstre) en « garçon ». La raison est que mettre « monstre » dans le titre donnerait l’impression fausse que c’est une histoire fantastique ou avec des personnages non-humains (comme « Little Monsters » par exemple). Et c’était aussi un léger clin d’œil aux trentenaires qui connaissent « Les filles d’à côté », toujours dans le style comédie romantique…

Quoiqu’il en soit, c’est toujours un élément important de notre réflexion, au même titre que la création du logo et du design de la couverture.

 

 

18) Est-il possible que vous proposiez régulièrement (hebdomadairement ou mensuellement) un top de vos ventes (et cerise sur le gâteau avec les chiffres) comme le font d’autres éditeurs (comme Soleil et Tonkam) ?

 

Pika : Nous ne prévoyons pas de le faire nous-mêmes, mais par exemple le site manga News donne les tops des ventes françaises régulièrement.

Nous proposons un « top 10 de la communauté PIKA » et un « top 10 des séries les plus attendues par la communauté PIKA » sur notre site.

http://www.pika.fr/catalogue/tops

 

 

19) Est-ce que vous recrutez ?

 

Pika : Nous recrutons parfois des stagiaires. Si vous voulez vous pouvez envoyer votre candidature en passant par notre site officiel.

http://www.pika.fr/contact

Mais pour l’instant, c’est tout ce que nous pouvons vous proposer.

 

 

20) Referez-vous des éditions « double » comme celle de Chobits ?

 

Pika : Nous avons lancé plusieurs éditions double depuis Chobits : « Tsubasa », « Negima », « Monster Soul » par exemple. Nous réfléchissons toujours à la façon de garder nos titres plus anciens mais indémodables sur les rayonnages. Le problème est qu’une fois une série terminée, les différents volumes ont tendance à disparaître des rayons des librairies. Sortir des nouvelles éditions permet de garder l’attention des libraires fixée sur ces titres. Mais nous ne pouvons pas le faire pour toutes les séries.

 Nous avons d’autres projets de nouvelles éditions, dont des éditions « double ». Nous vous les dévoilerons en temps voulu, quand tous les détails seront fixés à l’éditorial, et avec les ayant-droits.

 

 

21) Concernant les séries finies au Japon et qui peinent à trouver leur public et dont laparution se retrouve ralentie, est-il envisageable de sortir des tomes doubles pour que le temps d’attente pour le lecteur soit moins long ? Je pense notamment à Nodame Cantabile ou Sayonara Monsieur Désespoir (question purement égoïste, je devine qu’il n’est pas facile de négocier ce genre de chose avec les ayants-droits.)

 

Pika : C’est en effet une question épineuse, mais que nous étudions avec grande attention. Nous préférerions éviter les volumes « double » au milieu d’une série, mais nous nous penchons sur d’autres options qui nous permettraient de sortir plus de volumes par an des séries dont vous parlez. En tant qu’éditeur, ça fait toujours de la peine quand une série ne trouve pas son public, mais nous souhaitons continuer jusqu’au bout, en gardant la même qualité.

 

 

Commentaire final de Pika :

Nous
vous remercions pour toutes vos questions, mais nous ne pouvons pas répondre précisément à certaines d’entre elles. En particulier, nous ne pouvons pas vous donner ici les dates de sortie, les projets de lancement, ou les chiffres de vente.

Pour les dates de sortie ou les projets de lancement, nous faisons les annonces uniquement une fois que nous sommes sûrs que tout est bien calé, côté japonais et côté français. La sortie d’un livre demande de coordonner beaucoup de choses, entre les contrats, la traduction, le lettrage, la relecture, la fabrication, la diffusion, la distribution… Nous ne voulons pas risquer de donner de faux espoirs en dévoilant une sortie sans être vraiment sûrs que ça sera fait en temps et en heure. Les dates de sortie sont annoncées sur notre site officiel pika.fr.

Pour les chiffres de vente, ces informations sont confidentielles. Ce n’est pas seulement une règle pour PIKA, mais pour toutes les maisons d’édition.

Nous espérons que vous comprendrez ces quelques restrictions.

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